Par un arrêt du 24 avril 2025 (requête n°46949/21), la CEDH a condamné la France pour des faits de victimisation secondaire. La Cour a ainsi constaté que l’état de santé de la victime s’était dégradée au cours des investigations et que les autorités nationales avaient manqué à leur obligation de protéger la dignité de la victime en l’exposant à des propos culpabilisants, moralisateurs et véhiculant des stéréotypes sexistes propres à décourager la confiance des victimes dans la justice. Il peut y avoir victimisation secondaire alors même que les poursuites contre le mis en cause n’ont pas abouti.

